À propos de la Cour
Juges de la Cour
L’honorable Rosalie Silberman Abella
Rosalie Silberman Abella a été nommée à la Cour suprême du Canada en 2004.
Diplômée du Royal Conservatory of Music en piano classique en 1964, la juge Abella poursuit ses études à l’Université de Toronto, qui lui décerne un B.A. en 1967 et un LL.B. en 1970. Elle est admise au Barreau de l’Ontario en 1972 et pratique le droit civil et criminel jusqu’à sa nomination à la Cour provinciale de l’Ontario (Division de la famille) en 1976. Elle accède à la Cour d’appel de l’Ontario en 1992.
Elle est commissaire de la Commission ontarienne des droits de la personne de 1975 à 1980, membre du Tribunal des relations de travail de la fonction publique de l’Ontario de 1975 à 1976, coprésidente du Tribunal disciplinaire de l’Université de Toronto de 1976 à 1984, membre du Comité consultatif du premier ministre sur la Confédération de 1977 à 1982 et présidente du Comité d’étude sur l’accès aux services juridiques pour les personnes handicapées de 1982 à 1983.
En 1984, la juge Abella agit à titre d’unique commissaire de la Commission royale sur l’égalité en matière d’emploi et crée le concept et le terme d’« équité en matière d’emploi ». Elle préside la Commission des relations de travail de l’Ontario de 1984 à 1989 et la Commission de réforme du droit de l’Ontario de 1989 à 1992, et elle est professeure invitée à la chaire Boulton de la Faculté de droit de l’Université McGill de 1988 à 1992.
En outre, la juge Abella a occupé les fonctions de directrice de l’Institut de recherche en politiques publiques; de modératrice du débat des chefs en anglais de 1988; de membre du Comité d’enquête du Conseil canadien de la magistrature sur Donald Marshall, fils; de présidente du programme de la Conférence d’étude canadienne du Gouverneur général; de rapporteuse principale (Halifax) et coprésidente (Vancouver) des Conférences constitutionnelles de 1992; d’administratrice de l’Institut d’études canadiennes de McGill; de gouverneure du Bureau International des Gouverneurs de l’Université Hébraïque; de professeure invitée de marque à la Faculté de droit de l’Université de Toronto; de membre du jury du prix littéraire Giller; et de présidente du comité ontarien de sélection des boursiers de la fondation Rhodes.
La juge Abella a reçu plusieurs distinctions : le Distinguished Alumnus Award de la Faculté de droit de l’Université de Toronto; le Distinguished Service Award de l’Association du Barreau canadien (Ontario); le Prix international de la justice de la Fondation Peter Gruber; le Human Relations Award du Canadian Council of Christians and Jews; et le Prix Walter S. Tarnopolsky des droits de la personne. Elle est également récipiendaire de plus de deux douzaines de doctorats honorifiques.
La juge Abella est l’auteure de plus de 80 articles, ainsi que rédactrice ou codirectrice de quatre ouvrages. Elle est élue Senior Fellow du Massey College en 1989, membre à titre spécial de la Société royale du Canada en 1997 et membre titulaire honoraire de l’American Academy of Arts and Sciences en 2007.
Fille de Jacob et Fanny (Krongold) Silberman, la juge Abella voit le jour dans un camp de personnes déplacées, à Stuttgart en Allemagne, le 1er juillet 1946, et elle immigre au Canada en 1950. Le 8 décembre 1968, elle épouse Irving Abella, historien canadien. Le couple a deux fils, Jacob, né le 16 août 1973, et Zachary, né le 23 octobre 1976. La juge Abella est la première femme d’origine juive à siéger à la Cour suprême du Canada.

